Edito – Novembre 2025

Novembre, mois de mémoire et d’espérance.

Ce mois de novembre, ainsi que le voudrait la tradition chrétienne, est particulièrement consacré à nos défunts. Nous avons envers eux une dette insolvable d’amour qui donne tout son sens à notre devoir de mémoire envers eux. Ainsi, faire mémoire, c’est en quelque sorte faire revivre tous ces êtres chers que nous avons tant aimés et que nous ne finirons jamais de porter dans nos cœurs. C’est affirmer avec force que nos liens d’affection ne s’arrêtent pas avec la mort. Oui, nous avons à revisiter nos souvenirs lointains ou proches de ces moments de bonheur vécus avec eux, assurément aussi des moments difficiles.

Faire mémoire de nos défunts
– C’est aussi demander une intention de messe pour eux, « c’est là une pensée sainte et pieuse » (2e livre des Martyrs d’Israël 12, 46) ;
– C’est aussi allumer une bougie à l’église à leur intention ;
– C’est aussi fleurir leurs tombes, car quand il semble que les mots nous manquent pour leur traduire nos émotions les plus fortes et nos sentiments les plus profonds, le langage floral, bien que non verbal, les traduit avec une plus grande intensité ;
– C’est aussi aller nous recueillir sur leurs tombes ;
– C’est aussi laisser couler nos chaudes larmes et pleurer, expression de notre humanité fragile et meurtrie (Jn11, 35)
– C’est aussi écouter exceptionnellement une musique qu’ils adoraient…

Tous ceux de nos parents et nos amis qui étaient avec nous et qui ont quitté ce monde ont été ce que nous sommes, des pèlerins en marche vers le royaume de Dieu. Maintenant, Ils sont devenus ce que nous serons, des vivants en Dieu. Voilà le réconfort et la consolation que nous apporte l’espérance chrétienne. Celle-ci nous appelle tous à la vie bienheureuse de Dieu à laquelle communient pleinement les Saints connus et inconnus que nous honorons à la fête du 1re novembre, la Toussaint.
Que la mémoire de nos parents défunts et de tous les fidèles défunts loin de nous enfermer dans la tristesse, nous affermisse dans l’espérance de la résurrection du Christ qui nous a ouvert le chemin du ciel.


Père Olivier MAKAMBOU, Chauconin-Neufmontiers

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